Manolo Valiente : un artiste de son temps — Les années cinquante
Et le temps passe. En 1952, Manolo Valiente travaille la céramique sur les
terrasses de l'hôtel Miramar de Banyuls-sur-Mer. Deux ans plus tard, en 1954,
il achète le Mas Calille, vieille métairie située près du vieux Banyuls où
il peut enfin travailler dans la paix et l'ambiance sereine d'une vie familiale,
près de ceux qui l'ont soutenu et qu'il aime. Après la souffrance, après la douleur,
après la peur, après la rancœur, après le soupir, voilà l'espoir et l'Amour.
Mais ce génie n'est jamais satisfait. Sa passion pour la terre le conduit à exploiter
une carrière de schistes à Montauriol et à installer en 1966 un atelier de peinture
et sculpture à Caixas.
Il expose à Paris et à Perpignan des œuvres qui classent les diverses palettes
de son talent dans tous les domaines. Manolo Valiente ne peut plus demeurer
un inconnu, il devient un artiste de son temps, un créateur, et son personnage apparaît
comme un Don Quichotte, un torero, maestro glorieux, un Grand Initié, un aigle
qui est monté si haut qu'il regarde au-delà du soleil.
Manolo Valiente est d'une curiosité insatiable. Il
s'intéresse à tous les aspects de la peinture, de la sculpture, de la création littéraire,
de la science. Il obtient en 1976 le premier prix du concours Lyre d'Or de
l'Académie du Disque et de la Poésie de Paris, et publie en 1982 son deuxième
livre, Comme dans l'An Mille ou un Carré dans le Cercle. Il réalise cette même
année un monument au souvenir des morts du maquis à Prayrols, en Ariège.
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