GENISTA (1971) : L'EXPÉDITION (CROISIÈRE) "ELDORADO" EN 1979-1980 : [24] RÉSUMÉ DE L'EXPÉDITION ELDORADO (1979-1980).



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Résumé de l'Expédition Eldorado (1979-1980)

Eldorado Exploration (1979-80): [24] Abstract of the Expedition

Résumé de l'Expédition Eldorado. (Expédition Eldorado, 1979-1980)

Par Jean-Gérard Mathé, Genista Informations, (Exploration)

Le Navigateur, Jean-Gérard Mathé [the Navigator] Résumé de l'Expédition Eldorado (1979-1980).
L'Expédition (Croisière) Eldorado en Amérique latine.
Chapitre 24 :
Résumé de l'Expédition Eldorado (1979-1980).
Publié dans « Genista Informations » N° 327 d'octobre 2006.
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L'Expédition Eldorado en Amérique latine, de septembre 1979 à janvier 1980


Genista a publié en exclusivité, dans son journal Genista Informations, le récit de l'Expédition Eldorado (aussi connue sous le nom de « Croisière Eldorado ») qui s'est déroulée en cent jours, entre octobre 1979 et janvier 1980.

On trouvera par ailleurs le sommaire et la carte de cette Expédition, à la première page de cette série.



1.– Dix mille kilomètres face à la Nature
Le navigateur de l'Expédition, Jean-Gérard Mathé

Désignée sous le nom de Croisière Eldorado, l'Expédition de six explorateurs se met en route depuis Paris, puis Caracas le 25 septembre 1979, vers Barrancas, dans le delta de l'Orénoque. La navigation commence sur les trois canots preumatiques Zodiac avec un compas Vion, des cartes, des images radar et du matériel topographique.

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Genista Informations N° 304, juin 2004.


2.– À l'assaut des flots de l'Orénoque
Les trois bateaux pneumatiques Zodiac de l'Expédition

Les mille premiers kilomètres sur l'eau couleur Fanta sont peuplés de moustiques omniprésents et de fourmis rouges pendant les campements. Les rapides (raudales) de Puerto Ayacucho sont contournés par portage. C'est le domaine du silence et de la beauté d'une nature envoûtante. L'Expédition s'habitue petit à petit aux orages.

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Genista Informations N° 305, juillet-août 2004.


3.– Le petit village des Indiens Maquiritaré
Un jeune Indien chasse et pêche à l'aide d'un arc et de flèches

Les populations du Haut-Orénoque sont des populations douces et l'Expédition est accueillie et logée dans une case (churuata) le jour de la fabrication de la yucca, une grande galette de manioc, base de la nourriture. La chasse aux poissons comestibles est faite à l'aide d'arcs et de flèches mais c'est aussi le domaine du monstrueux piranha.

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Genista Informations N° 306, septembre 2004.


4.– Casiquiare, cours d'eau sans aucune source
Les six explorateurs doivent chasser pour se nourrir

Près d'une Mission évangéliste visitée par l'Expédition, le Brazo ou Canal Casiquiare relie étrangement l'Orénoque au Río Negro : le courant s'écoule vers le sud-ouest. Après 300 km, c'est l'arrivée dans une forêt impénétrable à la haute canopée où les lieux-dits, abandonnés par l'homme, ont été engloutis par la végétation.

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Genista Informations N° 307, octobre 2004.


5.– La "Guardia nacional" sur le fleuve aux deux noms
L'Expédition approche de la ville de Cucuí

C'est du tatou qui figure au menu du dîner, dans une petite île pleine de palmiers chikichiki avec lesquels les Indiens font de la vannerie. Juste avant l'inselberg de Cucuí, la Garde vénézuélienne contrôle efficacement les mouvements et le commerce. La faune quotidienne, c'est l'anaconda, le caïman (babo) et le serpent dalla dangereux.

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Genista Informations N° 308, novembre 2004.


6.– Naufrage dans les rapides de Uaupés
L'Expédition passe la nuit dans les tentes sur une plage

L'Équateur est franchi : c'est maintenant l'hémisphère sud avec les rapides (cachoeiras) de São Gabriel da Cachoeira. Un accident qui aurait pu être très grave arrête l'Expédition quand un des trois Zodiac se retourne, au cœur de ce Territoire où 22 langues indigènes sont parlées. Le repos est bien mérité sur une plage de sable blanc.

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Genista Informations N° 309, décembre 2004.


7.– Le port et l'Église au pays du Latex
Les borrachas de latex tirées de l'hévéa local

Les dégâts causés par le naufrage sont réparés, et la navigation reprend sur des eaux acides qui interdisent la reproduction des moustiques. Dans la trépidante ville de Barcelos, l'Église est enracinée. L'activité se focalise sur le port et les balles (borrachas) de latex. À Novo Airão, l'Expédition partage le repas et le temps du Père Maslanka.

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Genista Informations N° 310, janvier-février 2005.


8.– Chasse à la matamata sur le "Fleuve-roi"
Sur le bateau du Père Maslanka à Novo Airão

La pêche au tucunaré et au caïman jacaré sur le bateau Santa Maria construit par le Père José. Le Río Negro est une mer intérieure avec des vagues de deux mètres de haut. C'est là le pays de l'onça et du jaguar, dans des régions inondables que le pouvoir régulateur de la nature transforme en milieu de vie pour les espèces sauvages.

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Genista Informations N° 311, mars 2005.


9.– De l'Orénoque à Manaus, un laboratoire naturel vivant
L'hydravion qui a réapprovisionné l'Expédition en matériel

Après qu'un hydravion a apporté à l'Expédition du matériel de remplacement, les explorateurs parviennent à Manaus. La première partie de l'Expédition est ici couronnée de succès : il est prouvé que la navigation est possible de l'Orénoque jusqu'à la grande ville de Manaus. Dans cette région, trois cent mille espèces prolifèrent.

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Genista Informations N° 312, avril 2005.


10.– Un grand port fluvial à 1200 km de l'océan
Le campement sommaire de l'Expédition près de Manaus

L'escale technique de dix jours à Manaus permet l'approvisionnement en nourriture de base et la rencontre avec du personnel de l'Institut de recherches amazoniennes. La ville du 18e siècle est devenue le premier port flottant du monde. L'Expédition repart vers la confluence des fleuves où des eaux noires et blanches se rencontrent sans se mêler.

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Genista Informations N° 313, mai 2005.


11.– Vers la Transamazonienne sur la rivière du bois
L'hôpital de Humaitá

L'arrivée dans une zone désertique nécessite le plein de carburant. Si l'hôpital de Humaitá, sur la route Transamazonienne, rappelle la civilisation, par ailleurs des garimpeiros se faufilent à la godille dans des ríos, à la recherche de paillettes d'or. Les Indiens du Brésil se déplacent en canoës monoxyles creusés dans un tronc de bois.

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Genista Informations N° 314, juin 2005.


12.– Du petit train de la mort jusqu'au bateau-hôpital
Le bateau-hôpital du Père Bendoraïtis

La voie ferrée de la mort, qui a coûté vingt mille vies, reste pourtant le symbole de la victoire de l'homme sur la nature. Après un portage pénible, l'Expédition rejoint la Mission catholique de Guarajá-Merim et l'hôpital Bom Pastor, mais ici, le P. Bendoraïtis, prêtre lituanien, a créé un incroyable bateau-hôpital pour les Indiens sur le Río Guaporé.

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Genista Informations N° 315, juillet-août 2005.


13.– Objectif l'Île aux Fleurs en remontant le Río Guaporé
L'Île aux Fleurs (Ilha da Flores) sur le Río Guaporé

L'Expédition découvre la châtaigne du Pará, de dix centimètres de diamètre et le massacre des châtaigniers. Après les rapides de Forte Príncipe, les hommes doublent la forteresse de type Vauban à peu près intacte, réminiscence des rivalités entre Portugais et Espagnols. Ce sera enfin Ilha da Flores, paradis désertique au cœur de l'"Enfer vert".

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Genista Informations N° 316, septembre 2005.


14.– Rencontre avec les "fazendeiros" et panne sèche pour Noël
La végétation très dense de cette région du Brésil

Les fermiers, éleveurs de bovins au visage buriné, méfiants dès l'abord, accueillent les six explorateurs avec qui ils partagent une viande assaillie de mouches bleues. Pour le jour de Noël, le menu devient du riz avec de la queue de caïman et un alcool de canne très fort : la cachaça. On est dans le grand état sauvage de Mato Grosso.

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Genista Informations N° 317, octobre 2005.


15.– Les trois "Zodiac" sur la "lancha" gouvernementale
Une jeune femme avec son ara sur la lancha gouvernementale

Le bateau gouvernemental se fait attendre, et il est pourtant le seul moyen de se procurer du carburant. Les trois Zodiac sont tractés, puis hissés sur la lancha qui remonte le Río Guaporé. À bord, c'est un monde de promiscuité avec des personnages typiques. Tout autour, la végétation est dense et hostile. C'est la veillée du Jour de l'An.

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Genista Informations N° 318, novembre 2005.


16.– Recherche d'un passage dans le Haut-Guaporé
Les ruines de l'ancienne cathédrale de Vila Bela

Les "gens du Guaporé", dans leur dénuement, ont le sens de l'hospitalité. À Vila Bela da Santíssima Trindade se dresse l'imposante ruine d'une ancienne cathédrale. L'Expédition franchit la crête par portage entre les deux bassins en choisissant un itinéraire qui est une première — la ligne directe vers le Río Jaurú dans le bassin du Río Paraguai.

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Genista Informations N° 319, décembre 2005.


17.– Depuis Cáceres sur le Río Paraguai
Le Río Paraguai à Cáceres

Cáceres, atteinte à la nuit, est l'occasion d'une halte prolongée pour la remise en état des bateaux.
Après la rencontre du Père René qui connaît bien l'histoire des esclaves noirs, l'Expédition atteint la confluence entre le Río Jaurú et le Río Paraguai, puis entre dans le Pantanal, un monde à part et un sanctuaire écologique.

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Genista Informations N° 320, janvier-février 2006.


18.– L'extraordinaire faune du Pantanal
Le bateau-épicier du Pantanal va de village en village

Dans une ferme isolée de Porto Conceição, la lancha providentielle de l'épicier permet de faire quelques provisions. La vie se fait au rythme du cycle de l'eau. Les rives, peuplées d'une faune sauvage, sont le domaine des trafiquants de peaux de jaguar "onça". L'eau est le miracle du Pantanal, que les explorateurs traversent avec émotion.

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Genista Informations N° 321, mars 2006.


19.– De nuit vers Corumbá sur le Paraguai
La Serra do Amolar, au sud du Pantanal

L'Expédition découvre les moyens de défense de la végétation et la capacité d'adaptation de la faune. Dans cette jungle à demi noyée, aucune espèce ne peut vivre isolée des autres. La zone frontière avec la Bolivie est traversée jusqu'à la Serra do Amolar dans le silence profond de la nuit, après des crues qui ont affecté toutes les formes de la vie.

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Genista Informations N° 322, avril 2006.


20.– Cap plein sud vers la capitale Asunción
La forteresse ancienne de Fuerte Olimpo

Corumbá, la ville au style colonial, est dépassée et après la forteresse de style Vauban à Fuerte Olimpo, l'Expédition fait une étape à Porto Murtinho, sur la rive gauche. Un pilote éméché emmène les explorateurs pour un tour en avion. C'est le "Far West" avant la descente du Río Paraguai vers Concepción et puis Asunción.

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Genista Informations N° 323, mai 2006.


21.– L'Argentine au fil du Río Paraná
Le "roc aux caïmans" pour y passer une nuit

Les explorateurs passent la nuit dans une cavité rocheuse creusée par le fleuve — le "roc aux caïmans". Enfin ils atteignent l'Argentine à partir de la ville de Resistencia. Le maire de Corrientes organise pour eux une réception. Plus bas, le Río Paraná deviendra une vaste mer et son delta salé est désigné sur les cartes par le nom "Río de la Plata".

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Genista Informations N° 324, juin 2006.


22.– Une expérience humaine forte à six
Les six explorateurs ont parcouru 10 000 km en cent jours

Les éléments-clés de ces dix mille kilomètres en "Zodiac" demeurent la faune, la vie et la nuit. Chaque membre de l'Expédition porte à chaque instant ses efforts dans le même sens pour accomplir une tâche commune. Le climat, la pluie et les orages restent les maîtres de la nature qui est et restera la plus forte, et aura toujours le dernier mot.

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Genista Informations N° 325, juillet-août 2006.


23.– Regarder dans la même direction
La Croisière Eldorado : 10 000 km dans trois "Zodiac"

Le bilan est largement positif : un itinéraire cohérent a été utilisé, des passages ont été étudiés pour franchir les crêtes, et des potentialités d'aménagement ont été imaginées. Le "canal d'intégration" de l'Orénoque au Paraná pourrait exister.
L'Expédition s'est immergée dans le Continent sud-américain et elle a pleinement réussi.

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Genista Informations N° 326, septembre 2006.


UNE VOIE NAVIGABLE DU BASSIN DE L'ORÉNOQUE AU BASSIN DU PARAGUAY-PARANÁ ?



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