Les mesures s'imposent
Des programmes internationaux de mesure de la pollution permettent
une surveillance de la biosphère : recherche des polluants dans les glaces
et les lichens.
En 1999, trente-cinq réseaux de mesures Atmo
sont en place sur toute la France avec, dans chaque ville des capteurs de
proximité, situés au contact de la source de pollution, des capteurs de fond,
placés sur un toit dans un quartier calme, et, dans les zones rurales,
des capteurs mesurant le taux d'ozone au sol.
En 2008, le nombre d'associations est passé à 38.
Un indice de qualité de l'air est établi sur une échelle
de 1 à 10 degrés, d'une qualité excellente (10) vers une très
mauvaise qualité (1).
Des mesures d'urgence sont prises à partir du degré 7 : le pic de
pollution est annoncé par radio. Les populations à risque —
asthmatiques, enfants, personnes âgées, malades cardiaques — doivent
rester confinées chez elles et la circulation est interdite en ville.
L’indice Atmo est un indicateur destiné
à fournir une information synthétique sur la qualité de l’air dans
les agglomérations de plus de 100 000 habitants.
Plus de 55 agglomérations ont l’obligation de le
fournir quotidiennement.
À Montpellier
Des mesures ont été réalisées en 1999 par les Élèves d'une Classe
de 3e au collège de la Croix d'Argent situé en périphérie de
Montpellier, sur une avenue fréquentée, dans un quartier d'habitation :
— NO2 a été mesuré par une méthode physico-chimique
sur quinze jours entre mars et avril et évalué à
32 µg/m3 (millionièmes de grammes par m3)
d'air pour une valeur limite de 94 µg/m3 d'air.
— Poussières sédimentables de tailles supérieures à
10 µm (millièmes de millimètre) : la mesure mécanique grâce à
des plaquettes comportant un film de silicone fixateur, pendant un mois, entre janvier,
février et mars, a donné 138 à 259 µg/m2/j
(millionièmes de gramme par m2 et par jour) alors que la moyenne
est de 30 à 120 µg/m2/j sur
Montpellier. La gêne devient importante pour des valeurs
supérieures à 500 µg/m2/j. L'observation microscopique a révélé
des poussières minérales, des pollens, des fibres, des spores, des poussières
noires.
— O3 a été mesuré par bio-indication à l'aide
de plants de tabacs sur 4 semaines en mai.
Une fois par semaine, les Élèves ont travaillé par groupes de deux
sur une variété sensible à O3 appelée Bel W3,
et une variété résistante appelée Bel B, relevant la taille des plants,
le nombre total de feuilles, le nombre de feuilles comportant des taches blanches
signes de décomposition de la chlorophylle.
L'indice moyen calculé a été de :
• 1,52 le 7 mai
• 2,51 le 14 mai
• 2,84 le 21 mai
• 3,42 le 28 mai, soit 2,25 fois plus en un mois.
À la même saison, et dans le même temps, à Montpellier, l'indice
maximal était de 7, soit 65 à 110 µg/m3/j.
Le 24 juin 1999 un pic de pollution à l'ozone de
184 µg/m3/j était relevé.
Le seuil d'information de la population était de
180 µg/m3/j.
Le dioxyde d'azote, NO2
NO2
| Méthode |
Méthode physico-chimique, tubes contenant un réactif |
| Durée |
15 jours |
| Mesure |
mars et avril 1999 |
| Résultat |
valeur relevée : 32 µg
par mètre cube d'air (µg/m3) |
| Comparaison |
valeur limite : 94 µg
par mètre cube d'air (µg/m3) |
| valeur guide : 63 µg
par mètre cube d'air (µg/m3) |
Poussières
Poussières
| Mesure mécanique |
Plaquettes avec un film de silicone fixant les poussières sédimentables
(taille > 10 µm) |
| Durée |
1 mois |
| Mesure |
Janvier, février, mars |
| Observation à la loupe |
Goudrons, charbons, cristaux, pollens, débris d'insectes et de végétaux,
fibres, etc... |
| Résultat |
138 à 259 µg/m2/jour
(microgrammes par mètre carré et par jour) |
| Comparaison |
[valeurs moyennes (à Montpellier)] :
30 à 120 µg/m2/jour |
| [gêne importante] :
pour des valeurs supérieures à 500 µg/m2/jour |
O3, Ozone
O3, Ozone
— Bio-indication, avec des plants de tabac.
— Durée : 4 semaines, en mai.
— Mesure : une fois par semaine sur une variété sensible,
Bel W3,
et sur une variété résistante, Bel B, (taille des plants
de tabac, nombre total de feuilles entières et touchées, densité des taches
blanches provoquées par la décomposition de la chlorophylle :
nécrose).
— Résultats : moyenne des indices sur la classe.
| 07 mai 1999 | = | 1,52 |
| 14 mai 1999 | = | 2,51 |
| 21 mai 1999 | = | 2,84 |
| 28 mai 1999 | = | 3,42 |
| (augmentation de 2,25 fois plus en un mois.) |
— Comparaison : [indice maximal à la même saison =
7 (65 à 110 µg par mètre cube et par jour)].
Le taux d'ozone est fonction du taux de NO ou NO2 (carburants)
et de l'ensoleillement. En 1999, les pluies ont été abondantes pendant la période
de mesure (du 7 au 28 mai), donc l'ensoleillement était faible.
Le seuil d'information de la population est à 180 µg par mètre
cube d'air.
Le seuil d'alerte est à 360 µg par mètre cube d'air.
Le jeudi 24 juin 1999, à Montpellier, un pic de
pollution par l'ozone était relevé : 184 µg par mètre
cube d'air.
En 1999, la ville de Montpellier est surveillée par AMPADI-LR
(3 capteurs de fond et 1 capteur de proximité).
En décembre 1999, AMPADI-LR est devenu « AIR
Languedoc-Roussillon ». L'association est agréé par le Ministère
chargé de l'Environnement pour la mise en œuvre de la surveillance de
la qualité de l'air et la diffusion de l'information sur les cinq départements
de la région Languedoc-Roussillon.
Bonne navigation avec Bulle d'Air...
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