Quel est le rapport ?
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Ce rift océanique est relié, au sud-ouest,
aux effondrements ou rifts intracontinentaux
d'Afrique de l'est et, au nord-est, au couloir de failles qui part
du golfe d'Aqaba, rejoint la mer Morte,
le fossé du Jourdain, le lac de Tibériade, les fossés de la Bekaa et du Ghab
en Syrie et atteint les pentes des
Monts Taurus en Turquie par la faille du Levant.
Nous avons là :
les limites entre la plaque arabique et la plaque africaine qui étaient
géologiquement rattachées,
l'explication du coulissage de la plaque arabique vers le nord-est,
de 4 cm/an, le long de la faille de la
mer Morte et de la forte activité sismique de ce long couloir
(Alep en Syrie en 1872 : 7,2 — Beyrouth au
Liban en 1956 : 6 — Israël en 2004 : 5,1),
l'origine de la formation de la chaîne du Caucase,
la plaque arabique agissant comme un poinçon
qui déforme l'Eurasie et rejette latéralement l'Iran et la Turquie
le long de la faille nord-anatolienne.
La mer Rouge est, en outre, en communication avec la Méditerranée,
par le golfe de Suez, peu profond (80 m), à
l'extrémité duquel a été creusé le canal de Suez,
long de 161 km et terminé en 1869.
La microplaque turque
Poussée par les plaques africaine et arabique,
la microplaque turque se trouve coincée contre la
bordure sud de la plaque eurasienne et coulisse le long de la faille
nord-anatolienne qui va de la mer Égée à l'Iran.
Elle forme un repli sur la péninsule anatolienne en engendrant la chaîne
de collision du Caucase à sismicité
marquée (Spitak en Arménie en 1988 : 7 —
Bam en Iran en 2004 : 6,3).
Elle est aspirée vers l'ouest par l'enfoncement progressif de la plaque égéenne
sur laquelle se trouve, entre autre, la Grèce.
C'est le long de la faille nord-anatolienne que se succèdent,
depuis soixante-cinq ans, des séismes majeurs (Erzincan
en 1992 : 7,1 — Izmit en 1999 : 7,4).
Cette plaque bouge par tronçons de 100 à 150 km, deux blocs
se décalant de 2,5 cm par an c'est-à-dire 20 fois
plus vite que les failles actives en France. Les contraintes accumulées
se relâchent brusquement sur un bloc
et, plus longue est l'attente, plus l'énergie s'accumule et plus forte
est la décharge d'énergie.
Les tensions se déplacent vers l'ouest en mer de Marmara, et Istanbul
se trouve d'autant plus menacée que la faille
n'a pas bougé depuis longtemps sous cette ville.
La microplaque égéenne
La microplaque égéenne est aussi située entre
la plaque africaine et la plaque eurasienne. Dans ce cas,
au sud de la Crète, on a trouvé une dorsale de 200 km de large
sur 1900 km de long, de l'Apulie (les Pouilles
d'Italie) à Chypre. Au sud de cette dorsale, une plaine abyssale domine,
envahie par les alluvions du Nil sur
100 000 km2.
Poussé vers le nord par l'activité de la dorsale, le reste de la croûte
océanique de la Téthys circule par subduction
sous la plaque égéenne, provoquant la formation d'un double arc
insulaire de direction nord-ouest–sud-est :
l'un externe, sédimentaire, non volcanique : Cythère, Crète, Kassos,
Karpathos et Rhodes.
l'autre interne, avec des volcans andésitiques liés à la subduction :
presqu'île de Methana, îles de Poros, Milo,
Santorin (éruption cataclysmale en 500 av. J.-C., qui détruisit
la civilisation minoenne), et Nísiros.
Des failles doubles nord-ouest—sud-est et nord-est—sud-ouest
forment un damier d'îles à sismiscité
très importante (foyers à 250 km de profondeur).
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