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L'Hypsignathe monstreux, d'Afrique occidentale et d'Ouganda,
des plus bruyants, coasse et crie.
Illustration : Hypsignathe monstrueux. Life.
Certains sont nectarivores comme le Syconycteris, avec une
étonnante langue effilée pour lécher le nectar, liquide sucré accumulé
au fond du calice des fleurs. D'autres sont pollinivores et même
herbivores !
Une bonne vue et un bon odorat leur sont aussi nécessaires.
Illustration : Syconycteris. Dessin Nicolle Mathé. ©2004 Genista
Quelques Mégachiroptères sont carnivores, hématohages
ou omnivores, et
se nourrissant de petits animaux, rongeurs, amphibiens, reptiles, oiseaux et...
chauves-souris, mais aussi d'insectes,
de fruits et nectar. Ainsi, les Phyllostomatidæ
(100 espèces) du Mexique et du Guatemala, adaptés à tous les régimes
alimentaires, ont de grandes oreilles, un nez imposant et une
langue longue.
Deux espèces d'Amérique et aussi une espèce d'Asie sont piscivores,
les poissons étant capturés à la surface de l'eau grâce à leurs griffes.
...en passant par les insecticides !
Les Microchiroptères sont, en effet, en majorité,
des insectivores dévorant moustiques, coléoptères, papillons de
nuit... Leur tête porte de petits yeux, d'immenses oreilles et un museau court.
De longues canines, pour maintenir les proies, et de grosses molaires,
pour les broyer, garnissent les mâchoires.
C'est le cas des Vespertilionidæ
(250 espèces dont la Sérotine, le Grand murin, la Noctuelle,
l'Oreillard, la Pipistrelle).
Illustration : Oreillard. Dessin Nicolle Mathé. ©2004 Genista.
Si les phytophages1 ont des facilités à repérer
les fleurs et fruits pour en faire un festin, les
zoophages2 insectivores doivent, eux,
être capables de repérer puis de saisir de minuscules proies qui volent
dans la nuit !
Une technique de repérage
De nuit, la vue ne permettant que le repérage des obstacles de
grandes dimensions, certaines chauves- souris ont développé un système de
repérage d'une précision infaillible : l'écholocation.
Illustration : Faux vampire. Dessin Nicolle Mathé. ©2004 Genista.
Leur larynx, à membranes spéciales, émet, selon les espèces, des
ultrasons de 30 à 120 000 hertz, par séries espacées de
1/10e de seconde,
en faisceaux plus ou moins larges selon la forme de la bouche.
Chez les Rhinolophidæ (50 espèces), les Hipposideridæ
(100 espèces) et les Mégadermatidæ (Faux Vampire et
Porte-épée), une feuille nasale s'étend
autour des narines. Elle concentre les ultrasons en un faisceau dirigeable par
les mouvements de la tête et assure une modulation de leurs fréquences.
Illustration : Porte-épée. Dessin Nicolle Mathé. ©2004 Genista
Certaines chauves-souris altèrent ainsi la réception des fréquences radio FM !
Capter l'écho renvoyé
Les pavillons des oreilles de taille parfois supérieure à
celle du corps, en forme d'entonnoir chez les Natalidæ (115 espèces)
ou doublés par une languette de formes variables à
l'allure d'un deuxième pavillon à l'intérieur du premier chez les
Vespertilionidæ (Oreillard),
se déplacent indépendamment l'un de l'autre pour capter les ultrasons réfléchis
par les obstacles. Ils relèvent ainsi les dimensions et la position exacte
d'une proie dans l'espace.
Illustration : Écholocation.
L'appareil auditif particulièrement évolué comporte une cochlée
très volumineuse. Il est sensible à des échos d'intensité inférieure à
35 décibels à celle du bruit ambiant et capte jusqu'à 100 000 vibrations
par seconde. La languette ou tragus concentre encore plus le faisceau,
améliore le diagramme de directivité et élimine les zones d'ombre sonore.
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