Des pupuces pas si inoffensives que ça !
Les puces ont un hôte préférentiel, mammifère ou oiseau, mais Ctenophalus felis
et canis peuvent attaquer l'homme !
La puce, de 0,8 à 6 mm, est un insecte au corps comprimé latéralement,
à carapace coriace garnie de soies raides.
Il est aptère, et ses trois longues paires de pattes lui permettent de faire
des bonds de 40 cm.
C'est aussi un hématophage1 dont l'appareil
buccal piqueur comporte un labre et deux
mandibules allongées délimitant un canal par lequel le sang est aspiré.
Sa piqûre engendre un prurit2 intense
avec une zone érythémateuse, rougeur circonscrite au point de piqûre.
Des microbes peuvent ainsi pénétrer dans le sang et donner la
tularémie3. Le tenia Dipylidium
caninum, transmis par la puce du chien, provoque des nausées, des vomissements,
des troubles nerveux et un amaigrissement.
Si la maison est visitée par des rats abandonnant déjections et puces,
nous voilà face à des rickettsioses telles
que le typhus, dû à Rickettsia mooseri :
une fièvre élevée, une éruption cutanée, un tuphos ou état de stupeur
et d'indifférence s'installent.
La peste
La peste bubonique4 est transmise quand
la puce du rat est infectée par le bacille de Yersin :
une fièvre élevée, des vomissements et des douleurs diffuses apparaissent brutalement.
Au point d'inoculation, un ganglion rouge
hypertrophié ou bubon pesteux évolue vers une
septicémie5 fatale ou vers une suppuration
et la guérison.
La peste pulmonaire, transmise par la salive d'une personne atteinte,
se manifeste par une sensation d'asphyxie angoissante
et des expectorations abondantes, riches en bacilles de Yersin donc très contagieuses.
Le pronostic est fatal.
Les puces pondent de gros œufs d'où sortent des larves vermiformes
et aveugles qui filent un cocon de soie.
Des anoploures pas assez connus
Ce sont les Pediculus, parasites de nombreux animaux dont trois espèces
sont inféodées à l'homme : Pediculus humanus
capitis, Pediculus humanus corporis et Phthirus pubis.
Nous les connaissons bien puisque ce sont les poux, insectes
aptères au corps aplati, allongé et mou, de 0,4 à 6 mm,
recouvert de soies. Eux aussi hématophages, ils possèdent des stylets
buccaux adaptés à la perforation de la peau et
à la succion du sang. L'accrochage est assuré par des pinces formées
par une saillie interne du tibia et une griffe épaisse et courbe.
Leur piqûre transmet de nombreuses maladies infectieuses.
La borreliose à poux est liée à un manque d'hygiène et
se transmet par écrasement du pou sur la peau. L'incubation dure une semaine.
Une forte fièvre apparaît avec un malaise général
puis une atteinte hépatique et des signes méningés. Au sixième jour,
tous ces symptômes disparaissent. Un nouvel accès débute
une semaine après. Des complications oculaires peuvent survenir.
Les poux
Le Pediculus humanus capitis ou pou de tête provoque une
pédiculose du cuir chevelu, avec prurit et lésions
de grattage surinfectées.
Le Pediculus humanus corporis ou pou de corps, petit,
aux pattes terminées par un crochet, se déplace très rapidement
et se niche dans les replis de la peau, les poils, les vêtements.
Il peut vivre un mois si la température est de 22 °C.
Il est responsable d'un prurit surtout nocturne avec des lésions
de grattage, du typhus exanthématique qui débute,
après 15 jours d'incubation, par de grands frissons, une forte fièvre,
des maux de tête, des douleurs articulaires et autres.
Au bout de 4 à 5 jours apparaissent une éruption rouge
ou exanthème6 et le tuphos.
La température se stabilise. L'éruption se généralise et devient rouge sombre.
Sans soins, des complications graves
avec myocardite et coma sont responsables de nombreux décès.
La femelle pond une dizaine d'œufs par jour. Les œufs ou lentes
se fixent sur les poils et cheveux de l'hôte ou sur
les fibres textiles. Les jeunes sucent le sang de l'hôte dès l'éclosion.
La contagion peut se faire par simple contact avec la literie,
les vêtements, les appuie-tête, les fauteuils de cinéma, etc.
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