Abandon du nom de "Septimanie"
M. Frêche (PS) "abandonne" le nom de "Septimanie" pour le Languedoc-Roussillon
Le président PS de la région Languedoc-Roussillon, Georges Frêche, a indiqué vendredi 23 septembre 2005
qu'il "abandonnait le nom de Septimanie" que la région souhaitait voir accolé au nom officiel
de Languedoc-Roussillon, en raison des oppositions à cette initiative.
« J'abandonne le nom de Septimanie de manière définitive, on n'a pas raison contre tout le monde,
le nom de Languedoc-Roussillon pour la région demeure », a affirmé M. Frêche, par ailleurs président
de l'Agglomération de Montpellier.
M. Frêche a fait cette déclaration en préambule à une conférence de presse consacrée à l'ensemble commercial
Odysseum, dont la création vient d'être autorisée par la Commission nationale d'équipement commercial (CNEC).
« 95 % des gens sont pris d'un fol amour pour le (nom) Languedoc-Roussillon, et 5 % défendent la
Septimanie », a-t-il souligné, avant d'ajouter: « C'était une proposition, les gens n'en veulent pas,
je l'abandonne, je recule ».
« J'ai touché à une fibre profonde, il ne faut pas aller à l'encontre de la volonté populaire [...]
Croyez que je ne vais pas me mettre à dos les Catalans pour un problème de terminologie », a lancé M. Frêche.
Plusieurs associations catalanes regroupées en un Comité d'organisation ont appelé à Perpignan à une
"grande manifestation [...] dans l'union sacrée", le 8 octobre, contre le nom "Septimanie".
La dénomination "Septimanie" a été adoptée en référence à l'union de sept évêchés de 571 à 588,
à l'époque des rois wisigoths.
M. Frêche a précisé qu'en revanche, « la marque commerciale Septimanie, elle, restera »".
La région Languedoc-Roussillon est signataire d'une convention avec une vingtaine d'entreprises ou filières
de production qui couvrent la quasi-totalité des produits alimentaires de cette région lui permettant d'utiliser le nom
Septimanie pour valoriser ces produits.
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