Drogues : Tabac et santé en général
Dangers bien connus du tabac :
• cancer de la bouche, des joues, des lèvres, de la langue,
des gencives, de la gorge, du larynx, de la trachée,
des bronches et des poumons en général ;
• maladies des artères et du cœur ;
• diminution de la circulation sanguine ;
• bronchite chronique.
Responsables essentiels :
• la nicotine ;
• le gaz monoxyde de carbone (CO) ;
• les substances irritantes ;
• les goudrons cancérigènes.
Tabac et sport
• Le tabac provoque une augmentation du rythme cardiaque de repos
(pouls élevé) accompagnée d'une
augmentation de la pression artérielle maximale et minimale.
Ceci provoque une gêne chez le sportif dont le pouls de repos doit être
le plus bas possible et la tension artérielle stable.
• La nicotine provoque des troubles de la vigilance qui peuvent être
néfastes à la pratique de certains sports
où l'attention est importante (sports de combat, sports mécaniques).
Monoxyde de carbone (CO)
• La fumée apporte du
CO
qui est un gaz responsable de troubles respiratoires.
• Il ne faut pas confondre le gaz
monoxyde de carbone (CO)
(1 atome de carbone et 1 atome d'oxygène) avec le gaz
dioxyde de carbone (CO2)
ou gaz carbonique
(1 atome de carbone et 2 atomes d'oxygène).
Comment le sang transporte-t-il l'oxygène (O2)
des poumons vers les muscles ?
• L'air inspiré arrive dans les alvéoles pulmonaires.
Une partie de l'oxygène
(O2)
que cet air contient traverse la paroi des alvéoles et est prise en charge
par le sang
qui traverse les poumons. Pour transporter de grandes quantités
d'oxygène,
le sang le fixe provisoirement sur
l'hémoglobine
des globules rouges.
• L'hémoglobine
sans
oxygène
(Hb)
a une forte affinité pour l'oxygène
et elle se transforme en oxyhémoglobine
(HbO2).
• On écrit pour simplifier que
Hb +
O2 —>
HbO2.
• Le sang est ensuite propulsé dans les artères
vers les muscles grâce à l'action
du cœur qui se remplit et se vide de sang comme une pompe.
• Si l'oxygène
transporté par le sang artériel restait fixé à
l'hémoglobine,
les muscles ne pourraient pas en profiter.
Heureusement, quand le sang porteur
d'oxygène traverse les muscles, l'affinité de
l'hémoglobine pour
l'oxygène
qu'elle transporte diminue soudainement. Ceci facilite la séparation entre
Hb et
O2
(HbO2
—> Hb +
O2).
Dans ces conditions,
l'oxygène (O2)
libéré de son transporteur diffuse des globules rouges vers les cellules musculaires
qui en ont besoin pour produire un maximum d'énergie.
Pourquoi l'hémoglobine laisse-t-elle partir l'oxygène qu'elle transportait ?
• Tout simplement parce que, pendant la traversée des muscles en plein effort,
le sang reçoit les déchets de l'activité musculaire.
La température des muscles est élevée, ils produisent du
dioxyde de carbone
et des acides.
Toutes ces conditions musculaires locales diminuent l'affinité chimique de
Hb pour
O2.
• Par conséquent,
HbO2
—> Hb +
O2.
Chez le fumeur
• Chez le fumeur qui inhale du gaz
monoxyde de carbone (CO),
il y a un problème car CO
se fixe lui aussi très facilement sur
l'hémoglobine
pour donner la
carboxyhémoglobine HbCO.
• On écrit que Hb +
CO
—> HbCO
• Une mole
(quantité d'unité de matière)
d'hémoglobine
a donc le choix, en présence des deux gaz, soit de transporter
O2
dont les muscles ont besoin, soit de transporter
CO
dont la cellule n'a pas besoin.
• En chimie, deux molécules (ici Hb
avec O2
ou Hb avec
CO)
peuvent se combiner selon leur affinité chimique. Or, il se trouve que
Hb a 250 fois plus d'affinité pour
CO que pour
O2.
• Hb et
CO
se fixant très rapidement entre eux en HbCO,
il restera moins d'hémoglobine
pour transporter l'oxygène.
Chez le gros fumeur, on peut trouver jusqu'à plus de 10 %
d'hémoglobine
piégée en HbCO.
• Dans les globules rouges du fumeur, il y a donc les deux formes
d'hémoglobine :
HbO2
et HbCO. La présence de
HbCO
va perturber la bonne hémoglobine
chargée d'oxygène
en l'empêchant partiellement de relarguer
l'oxygène qu'elle transporte.
En présence de CO,
HbO2
a plus de difficultés à devenir
Hb +
O2.
• Par conséquent, le tabac qui apporte le
monoxyde de carbone (CO)
dans les poumons puis dans le sang du fumeur, va diminuer l'apport
d'oxygène aux muscles d'abord en se fixant
sur une certaine quantité
d'hémoglobine,
et en plus en gênant la diffusion vers les muscles
de la partie de l'oxygène correctement transporté.
• Le sang transportant moins
d'oxygène,
on dit qu'il y a « hypoxémie ».
Les irritants
Les irritants sont la cause de la
bronchite chronique qui a des conséquences chez le
sportif. En effet le fumeur présente une résistance anormalement élevée
à l'entrée de l'air dans les poumons,
par diminution de calibre des bronches et des bronchioles (petites bronches).
• Ainsi, pour recevoir une bonne quantité d'air en un temps donné,
les muscles respiratoires du fumeur
devront accomplir un travail plus important pour vaincre cette résistance.
Les muscles ventilatoires du fumeur
travailleront tellement plus que chez le non fumeur, qu'il leur faudra
(pour leur propre travail)
de 2 à 4 fois plus d'oxygène.
• Cet oxygène utilisé pour
les besoins des muscles respiratoires
va forcément manquer aux muscles qui sont utilisés pour le sport (membres).
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