Émilien Baccuet
Émilien Baccuet est né en 18351.
Il descendait
d'une famille de négociants suisses qui s'étaient installés à Marseille au cours du
18e siècle comme de nombreuses autres familles protestantes
qui occupèrent des postes importants de la vie sociale, économique ou intellectuelle.
(Voir ci-contre : "Protestants à Marseille").
Le portrait ci-contre2 date des années 1860.
Il figure dans un médaillon du jeune Émilien Baccuet.
Voyez la page « Le Musée virtuel »
pour un agrandissement de cette image et d'autres détails sur les objets du Musée.
Marie Bruniquel
Émilien Baccuet épousa Marie Bruniquel, issue d'une autre grande famille
protestante. Mais ils ne pouvaient avoir d'enfants.
Les Baccuet décidèrent alors de s'occuper d'enfants orphelins ou en difficulté
sociale. Ils reçoivent ces enfants chez eux pendant leurs vacances. Malheureusement,
Marie Bruniquel décède à l'âge de 23 ans.
Le foyer
En 1880, Émilien Baccuet achète un terrain situé entre
la rue du Commandant Rolland et la rue Paradis, presque à l'angle de la rue
Wulfram Puget.
Ainsi, au 392 rue Paradis3 commence la construction
d'une grande maison de deux étages avec une chapelle accolée, sur le terrain arboré
de Émilien Baccuet. C'est cette maison qui deviendra le foyer de ses protégés,
l'Asile Marie, Foyer protestant de garçons, pour une quinzaine d'orphelins
dont il assure la subsistance personnellement, à ses frais.
L'école Jean Mermoz
Pour leur instruction, les enfants vont à l'École communale de la rue
Jean Mermoz, dans le même quartier du 8e arrondissement.
Pour leur instruction religieuse, ils se rendent à la Chapelle sur place.
Le premier Comité
Face à cette grande tâche, Émilien Baccuet a fait appel à des cousins,
à des amis autour de lui, pour l'aider. On y voit la première amorce du Comité
qui gèrera l'Asile Marie à la mort de Émilien Baccuet (décédé en 1917),
dont le premier Président sera l'armateur Alfred Fraissinet (décédé en 1927).
C'est une sorte de "Conseil d'Administration" où les Membres
ne sont pas élus, mais désignés par cooptation.
Ainsi sera poursuivie l'œuvre du fondateur, Émilien Baccuet,
le "père" de l'Asile Marie.
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Pour cette page (comme pour les autres !), nous sommes par avance reconnaissants
à tous les Anciens et Amis qui nous enverront des documents...
LES TRAVAUX DE 2005-2006
Jusqu'en 2005, la porte donnait accès aux escaliers qui conduisaient à la cour arrière.
La maison à quatre fenêtres était la loge du Concierge, avant sa destruction en 2005 pour l'agrandissement
des locaux.
Voir les Pages spéciales concernant ces travaux.
LES IMMEUBLES D'À CÔTÉ

• À g. et à d. de l'Asile Marie :
le 396 rue Paradis (à g.)
le 390 rue Paradis (à d.)
Notes complémentaires
PROTESTANTS À MARSEILLE
« Le 19e, grande époque pour Marseille, voit la
participation accrue des protestants à la vie économique, politique, intellectuelle.
Quelques grandes familles — Girard, Fraissinet, Couve,
Baux, Rabaud, Baccuet, Bazin, Bruniquel,
Carcénac, Imer, Rouffio, Roulet, Bosc,
Schloesing — d'origine non-marseillaise, ont connu une réussite éclatante
dans la banque, l'armement, le négoce ; plusieurs, déjà présentes sous l'Ancien
Régime, le sont encore de nos jours. Devenus — ce qui a été longtemps impossible,
quelles que fussent l'activité et la fortune — membres de la Chambre de commerce,
du Conseil municipal, les notables protestants s'appuient sur leur famille
et leurs alliés ; on se marie entre soi, on forme des sociétés commerciales
avec sa parenté.4» .
LA SUISSE FRANÇAISE
Le 30 septembre 1802, Bonaparte annonce qu'il jouera le rôle de "Médiateur"
dans les affaires de la Confédération suisse. Ce n'est que le 9 juin 1815
qu'est signé l'Acte final du Congrès de Vienne.
Jusque là, la Suisse était dans l'Empire français.
FONDATION BACCUET
But : Accueillir, entretenir, élever les jeunes orphelins protestants de de 6 à 15 ans
et leur donner une instruction
primaire et protestante.
La Fondation a été reconnue d'utilité publique le 21 février 1888.
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Réf.
1 Photo : Guy Schaffner, 24 septembre 2005.
(Photo originale du portrait du fondateur brute en l'état, avant retouches).
2 Photo : Guy Schaffner, 6 décembre 2005.
Document fourni par le Directeur de la Maison Costebel, Vincent Melilli.
3 Photo : Archives de Henri-Jacques H*. La façade
de la petite maison-loge du concierge, telle qu'elle apparaissait jusqu'en 2005,
année de sa destruction pour agrandissement des locaux.
4 Madeleine Villard, "Protestants à Marseille
— Histoire d'un groupe social"
Éd. La Thune, Marseille, 1998, 127pp., ill.
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